Aujourd’hui, les activités économiques favorisent le réchauffement climatique et le recul de la biodiversité. L’initiative pour la responsabilité environnementale des Jeunes Vert-e-s veut changer la donne. Or, le Conseil fédéral ne reconnaît pas les signes des temps. Au Parlement et aux votantes et votants de corriger le tir.
Lisa Mazzone, conseillère aux États GE

L’objectif de l’initiative pour la responsabilité environnementale des Jeunes Vert-e-s relève de l’évidence : la Suisse socio-économique doit vivre en protégeant ses ressources naturelles sans dépasser les limites planétaires.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Si toute la population mondiale utilisait autant de ressources que nous, 2,8 Terres seraient nécessaires. La Suisse vit aujourd’hui au détriment non seulement de l’environnement et du climat… mais aussi des générations futures et des pays du Sud. Il est donc d’autant plus surprenant que le Conseil fédéral rejette l’initiative populaire des Jeunes Vert-e-s. Il ne reconnaît visiblement pas encore l’urgence de la double crise du climat et de l’environnement. Ce faisant, il oublie une chose : renoncer aux énergies fossiles et mettre enfin le cap vers une économie entièrement durable ne sont pas seulement des défis, mais offrent d’excellentes opportunités.

Les VERT-E-S se mobiliseront tant lors des débats parlementaires qu’en vue d’une future votation pour que l’initiative pour la responsabilité environnementale soit largement soutenue.